En Belgique, tout le monde se connaît. C’est bien là le problème.

Vous avez grandi ici. Vous savez qui fréquente quelle mosquée, quelle famille vient de quelle ville, qui est le cousin de qui.

Cette proximité vous a construit. Aujourd’hui, elle vous enferme.

Onze zones, et parfois trois familles qui correspondent

La Belgique se découpe en onze zones sur Qabala : Bruxelles-Capitale, puis les provinces d’Anvers, de Limbourg, de Flandre-Orientale, du Brabant flamand, de Flandre-Occidentale, du Brabant wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur.

Dans une province, le nombre de personnes qui cherchent réellement le mariage, dans votre tranche d’âge, avec une pratique compatible, se compte parfois sur les doigts d’une main.

Vous pouvez en cocher plusieurs à la fois. Une sœur de Namur regarde aussi le Brabant wallon et Liège. Un frère d’Anvers coche le Limbourg et la Flandre-Orientale. Les cases s’additionnent, votre recherche ne se limite pas à l’endroit où vous dormez.

Ce que le bouche-à-oreille coûte à votre discrétion

Dans une communauté restreinte, chercher se sait.

Vous demandez à un proche, il en parle à sa femme, elle en parle à sa sœur. Trois semaines plus tard, une tante que vous voyez deux fois par an vous demande où ça en est. Rien de méchant, et pourtant vous avez perdu le contrôle de votre démarche.

C’est ce qui pousse beaucoup à ne rien demander du tout, et à attendre.

Ici, votre profil n’est exposé à personne. Votre photo reste privée et ne devient visible qu’après votre accord explicite. Vous cherchez sans que votre entourage en soit informé.

Nous détaillons ce point dans la photo et la pudeur en ligne.

Quand votre famille est restée au pays

Beaucoup de familles belges ont leurs anciens au Maroc, en Turquie, en Algérie.

Votre père y vit peut-être. Votre oncle aussi. Et vous savez déjà ce qu’on vous répondra : reviens cet été, on te présentera quelqu’un.

Vous n’avez pas envie de laisser trois semaines de congés décider de votre vie.

La démarche mahram fonctionne sans que personne ne prenne l’avion. Vous transmettez son nom et son numéro, il reçoit un lien privé qui lui permet de rejoindre l’échange. Il entre au moment prévu, où qu’il se trouve.

Le fonctionnement est expliqué dans le mahram dans la mouqabala.

Chercher en France depuis la Belgique

Rien ne vous cantonne à votre pays.

Vous pouvez cocher des provinces belges et des régions françaises dans la même recherche. Un frère de Liège regarde le Grand Est. Une sœur de Mouscron regarde les Hauts-de-France, à quarante minutes de chez elle.

La frontière est administrative. Elle n’a jamais empêché personne d’épouser quelqu’un.

Une langue, deux communautés

Entre la Flandre et la Wallonie, les habitudes diffèrent, et les cercles se croisent peu.

Un frère néerlandophone d’Anvers et une sœur francophone de Charleroi ne se rencontreront jamais par leurs réseaux respectifs. Ils vivent à deux heures l’un de l’autre et n’ont aucune connaissance en commun.

Une recherche par cases cochées ignore cette séparation. À vous de décider si elle compte pour vous.

Ce qui se passe ensuite

La rencontre se déroule en visio, une heure, en présence d’un représentant.

Tant qu’elle est en cours, votre recherche se ferme. Vous n’avancez qu’avec une seule personne à la fois, et il en va de même pour elle.

Après la visio, vous décidez de poursuivre ou non.

Votre province n’est pas votre horizon

Vous n’avez pas épuisé les possibilités. Vous avez épuisé celles que votre entourage pouvait vous montrer.